Neutre lors du coup d’Etat de Bonaparte, il est utilisé ensuite par celui-ci pour une carrière diplomatique. Anoblis comme barons d'Empire, les deux frères illustrent la souplesse d'idées de la nouvelle bourgeoisie, enrichie lors des débuts de la Révolution. Régicides, les barons Eschassériaux ne pouvaient prétendre à un rôle quelconque lors du retour de la monarchie après Waterloo.


 

Plus calme, le 17ème siècle assiste cependant à l’augmentation de la fiscalité, fort mal vécue par les paysans et à l’érection de 4 seigneuries sur les 2 paroisses qui forment l’actuelle commune.
Les carrières, créées à l’époque romaine, puis reprises au XIIIème siècle aux Lourdines, retrouvent une activité à la lisière ouest des bois de Thénac jusqu’à aujourd’hui à partir de l’exploitation de la famille Maud.

Au 17
ème siècle, la petite noblesse locale perd sa prééminence au profit d'une grande noblesse de Cour (comme les Guinod de Monconseil, proches de Louis XV, qui érigent le château du Grand Logis) ou les négociants et les gros laboureurs (comme la famille Roudier). Lorsque la Révolution éclate, le village compte environ sept cents âmes réparties entre les deux paroisses du bourg et des Arènes. Les emplois y sont liés à l'agriculture, céréalière et viticole surtout, à la meunerie et l'artisanat divers, notamment carrier .

Au 18ème siècle, la vie sociale locale est dominée par la famille de “La Chambre” par le bourgeois Charles Roudier à la veille de la Révolution et surtout par Étienne Louis Guinot de Montconseil, lieutenant général durant la guerre de succession d’Autriche, gouverneur d’Alsace durant la guerre de sept ans.

 THÉNAC aux 17ème et 18ème siècles…

La famille ESCHASSÉRIAUX :

Le village est acquis aux thèses de la Révolution et les principales résistances ne se manifestent guère que lors des réquisitions de 1793.

La vente des biens du Prieuré permet une redistribution de la propriété foncière,
d'où émergent les frères Eschassériaux, Joseph et René, fils du gestionnaire du Prieuré et descendants d’une famille protestante convertie de force par les Dragonnades de Louis XIV, animateurs du club des Jacobins de Saintes et députés à partir de 1791.

Joseph Eschassériaux
1753-1823

l’ancien château du Grand Logis

Grâce à l’influence de sa femme à la cour et à ses propres choix, Monsieur de Montconseil bâtit une fortune qui lui permet de construire le Château de Tesson, celui de Saintes au bord de la Charente (actuel Musée Dupuy-Mestreau) et celui dit du Grand Logis à Thénac.

À sa mort en 1782, le château appartient à son gendre, marquis de la Tour du Pin, ministre de la guerre de 1790 à 1791.
 

Joseph mène la carrière la plus brillante, même si
René est réélu député sous le Directoire
et le Consulat et maire de Saintes.

Joseph vote à la Législative la guerre,
puis à la Convention, la mort du Roi ;
montagnard modéré sous la Terreur,
il est membre du célèbre Comité de Salut Public
après la mort de Robespierre et participe donc
très activement à la mise en place du Directoire.

Le château du Grand-Logis (d'avant 1910, appelé aussi château Chassériaud)
Une autre carte postale du château du Grand-Logis (d'avant 1910)