
Une des
417 haches
ou hachettes,
(les unes brutes,
les autres polies)

Un des 5000 grattoirs recueillis.
un grattoir lourd, épais, oblong.


Un millier de pointes diverses, les unes triangulaires,
les autres effilées,
ont été trouvées.
Cette pointe, coupante
à la base,
est un
tranchet.

Fragment de poterie ornementée
de “dents de loup”
et de ronds tracés
à l’aide d’une pointe.

Une scie, parmi la centaine de scies récoltées, dentelées d’un ou de deux côtés.

Fragment de poterie avec filets et ronds concentriques tracés en creux à la pointe.
La butte du Peu-Richard, découverte par hasard à la fin du XIXème siècle a révélé l’existence d’un camp de 6 hectares, protégé par 2 fossés :
-
l’un de 7 m de large sur 3,5 m de profondeur, long de 900 m environ,
- l’autre fossé, de 9 à 10 m à l’intérieur, large de 5 m et profond de 2,30 m.
Après les fouilles effectuées en 1882 à l’initiative du
baron Eugène Eschassériaux sur une partie du camp du Peu-Richard, le nombre important d’objets recueillis atteste de l’importance de l’occupation de ce site (évaluée à 400 habitants).
L’absence de tout métal
fait remonter son établissement et sa dispersion à une époque antérieure à l’âge de bronze. Ni les Gaulois, ni les Romains ne semblent l’avoir utilisé comme poste militaire.
Le camp, n’ayant pas été remanié
ultérieurement, conserve tout son caractère de l’âge de la pierre polie.
Sur ce site du Peu-Richard, il a été recueilli :
(juste après les fouilles de 1882)
417 haches ou hachettes,
290 percuteurs,
156 polissoirs à main,
5 000 grattoirs environ,
1 centaine de scies variées,
1 milliers de pointes diverses,
80 retouchoirs ou percuteurs à pointe,
des centaines de couteaux, de lames,
250 fragments de meule à écraser
le blé à la main,
1 centaine de racloirs retouchés en demi-cercle.
Les haches ont été taillées dans des silex
de la craie des Charentes sur les communes
des Gonds, de Rétaud et du Douhet
(dans un rayon de 10 km autour de Saintes).
Les instruments en os, ou en bois de cerf :
78 poinçons (10 cm de long environ),
1 beau poignard très pointu de 20 cm, 10 lissoirs.
De très nombreux fragments de poterie,
de vases de toute dimension et toute forme
(comme l’atteste la grande variété d’anses, de cols,
de filets, de panses, de fonds plats
ou avec des pieds).
202 anses sans ornements, de formes diverses
63 anses avec dessins, 40 anses en saillie,
et 216 fragments de poterie ornementées,
dont un est percé de plusieurs trous
(poterie qui devait servir de passoire).
Les fouilles sur le site du Peu-Richard
2 000 ans avant notre ère, le village néolithique du Peu-Richard (ou Puy-Richard) est le premier élément important de l’histoire de Thénac, au sommet de la colline dominant l’autoroute.
Environ 3 à 4 000 ans avant notre ère, apparaissent, en Europe, les habitats fortifiés : sortes de camps retranchés entourés de palissades, de remparts en bois et pierres sèches, tours carrées, fossés concentriques. On pense que ces camps servaient à protéger habitants et troupeaux qui y rentraient chaque soir par des passages en chicane, les pâturages et les champs de céréales étant à l’extérieur de l’enceinte.

Poinçon en os (ou en bois) de renne